Christine Fabre - Relieur d'Art

La magicienne des formesP1250900
Dans le mot reliure, on trouve le mot relier, ce dernier terme est
polysémique. Pour en pénétrer le sens, une consultation du
dictionnaire s’impose !
Ce verbe transitif peut s’interpréter selon plusieurs acceptions, soit :


1 Lier ensemble : réunir, joindre
2 Établir un lien entre : unir
3 Faire communiquer : raccorder, joindre
4 Assembler les feuillets d’un livre et les revêtir d’une couverture


Celui ou celle qui pratique la reliure est relieur. Christine Fabre est
relieur d’art. Depuis de nombreuses années, elle pratique son art, le mature.
Répondant à un marché restreint composé essentiellement de
bibliophiles et de collectionneurs, son art nécessite un travail delivre fabre
création complexe, faisant appel à sa très grande sensibilité et à son imagination créative.
Dans son atelier marseillais situé 25 cours d’Estiennes d’Orves, Christine Fabre joue sur les effets de matières et les constructions décoratives, teignant elle-même le cuir, ornant ses habillages d’incrustations et d’empreintes, à l’image des reliures qu’elle a imaginées pour cinq ouvrages en écho au célèbre poème d’Arthur Rimbaud : Voyelles.
Inutile de dire que Christine Fabre a voué sa vie aux livres, aux mots, au verbe. Au souffle du verbe et donc à cette énergie si essentielle qui permet aux êtres de communiquer, de se lier les uns aux autres, de se relier. Il y a des jeux de mots très signifiants et je me risquerai à dire que Christine Fabre appartient au mondes des gens de lettres / l’être.

Bien qu’installée depuis de nombreuses années à Marseille, ville où elle a acquis une sérieuse réputation - on se souviendra de l’exposition de ses livres à la BMVR de l’Alcacar - elle entretient d’étroites relations avec son milieu professionnel notamment par le  biais de son action au sein de l’association APPAR (Association Pour la Promotion des Arts de la Reliure) avec laquelle elle a participé à de nombreuses manifestations présentant ainsi ses
créations tant en France qu’à l’étranger.
Effectivement, sa passion créative nous permet de la qualifierfabres.png
comme “à part”, créateur d’exception. Magicienne des formes, des matériaux et des couleurs elle n’hésite pas à collaborer aussi avec des artistes : Pierre-Gilles Chaussonnet, BouchaibMaoual, Claude Luca ... Il me paraît donc juste que dans un souci de réciprocité, le verbe, le texte, les mots, les lettres et la composition typographique et poétique contenus dans ce texte rendent hommage à Christine Fabre qui broche, relie et dore depuis longtemps les pages ou les couvertures de livres, et ce quel que soit le type d’ouvrage.

Aussi, je ne vois pas de plus beau compliment que l’utilisation des termes techniques du métier de relieur pour la nommer.


Cahier : réunion de quelques feuillets emboîtés les uns dans les autres
Hors-texte : gravure, planche, tirées à part et intercalées dans un ouvrage
Recto : devant d'un livre ou d'une page
Icare : papier marbré du début du XXème siècle dont le motif rappelle les ailes d’Icare
Signet : ruban étroit collé en tête du livre et destiné à marquer la page
Témoin : écart entre le plus petit et le plus grand feuillet après pliage
Italienne : format de livre dont la largeur est supérieure à la hauteur
Nerfs : saillies horizontales au dos du livre sur les reliures cuir
Ebarbage : raccourcissement très léger des cahiers, à la cisaille, pour rafraîchir les bords du livre
Faux dos : carte fixée sur le dos du livre avant la couvrure
Affranchir : couper bien net le bord d'un papier ou d'un carton
Bradel : à l'origine reliure d'attente; caractérisée par une gorge au niveau des mors
Reliure : toute enveloppe qui a pour but d'embellir le livre et d'en assurer la conservation
Endossure : opération consistant à former les mors du livre dans l'étau.



                                                                                                                                                  Dossier Presse

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