Artiste Peintre Espagnol : Du Damasquinage au Gréco - Exposition à l'Atelier des Arts

Publié le par l'Atelier des Arts

à l'atelier des arts
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Rafael Martin Rodriguez présente à l'atelier des arts, peinture et pièces en damasquinerie qui révèlent une singularité culturelle.

Marseille :

Si l'artisanat d'art est en perpétuelle évolution grâce à une technologie toujours plus à la pointe, dans ce secteur de l'excellence, certains artisans s'attachent à réaliser leur travail de la façon la plus traditionnelle possible, répétant inlassablement gestes et savoir-faire ancestraux. C'est le cas de Rafael Martin Rodriguez, peintre et damasquineur qui expose en ce moment à l'Ateliers des Arts à Marseille, grâce au coup de pouce de l'association Marseille Artisanat, présidé par Etienne Lévy.

Du tableautin au format plus imposant, l'oeuvre picturale de Rafael décline avec sensibilité la peinture singulière du Gréco mais aussi les paysages de Tolède. Le visiteur pourra découvrir de nombreuses pièces en damasquinerie et voir en direct, Rafael marteler au burin une assiette pour y incruster une feuille d'or afin de former de riches dessins de style mudéjar ou renaissance.

Présentant pour la première fois son travail en France, l'artiste maîtrise parfaitement cette technique si complexe, une pratique décorative d'origine arabe qui consiste à incruster des fils d'or ou d'argent sur des matériaux durs comme le fer, le bronze ou l'acier.

"Quand je commence à parler de mon métier, je peux plus m'arrêter" lance Rafael dans sa langue natale.Il réside à Tolède, ville d'art et de culture par excellence, imprégnée des héritages du christianisme, du judaïsme, de l'islam et bien sûr du Gréco.

Cet homme passionné, fils de républicains espagnols est né en France, en Dordogne, où il a vécu sa petite enfance, puis regagné l'Espagne juste après sa sortie de la dictature. C'est aux Beaux Arts de Tolède, qu'il se passionnera pour la gravure sur métal si caractéristique de la ville. Au fil des ans, il approfondit aussi avec ferveur ses connaissances sur l'art pictural et se passionne évidemment pour le Gréco.

"j'ai gardé au fond de moi, l'envie de revenir en France, de m'imprégner de ses paysages pour pouvoir les peindre un jour, dévoile l'artiste, mais surtout de faire connaître mon travail de damasquineur. Avec la crise économique dans mon pays, l'art n'est pas une priorité, les espagnols ont d'autre préoccupations en se moment."

Cette expo donne un avant goût des journée européennes des métiers d'art qui auront lieu du 1er au 3 avril prochain.

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